Le transit des navires est paralysé depuis plusieurs mois par le régime iranien, qui avait notamment assuré avoir miné la voie de navigation proche des cotes omanaises.
Des navires, dans le détroit d'Ormuz, entre Iran et Oman (illustration) ( AFP / - )
Un nouvel épisode dans la saga du détroit d'Ormuz. L'Iran a indiqué mercredi 5 août avoir trouvé un accord avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le passage stratégique, dont ils sont tous deux riverains et qui est au coeur des tensions avec les Etats-Unis.
"Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées", a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna. Il a précisé que les deux pays travaillaient à une "déclaration conjointe", sous réserve que des "parties tierces ne viennent pas entraver le processus".
L'Iran verrouille de nouveau, depuis la reprise des hostilités avec les Etats-Unis début juillet, le crucial détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième du commerce des hydrocarbures mondiaux.
Le régime iranien utilise notamment la menace des mines pour forcer les navires voulant emprunter le passage à suivre la route contrôlée par la marine des Gardiens de la révolution. "On ne sait pas vraiment si le détroit d’Ormuz est miné. Selon moi, l’objectif final est de mettre en place une forme de péage ou de droit de passage en échange d’une garantie de sécurité", a ainsi jugé le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auprès de Public Sénat . Le média américain Axios a pour sa part évoqué mercredi un a ccord de réouverture temporaire de 60 jours pour organiser le passage des navires.
Quelle réaction de Washington?
Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que Téhéran souhaitait conclure un accord pour rouvrir cette route à la navigation, mais l'Iran dément et affirme qu'il s'entendra plutôt avec son voisin de l'autre côté du détroit, Oman.
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D'après M. Baghaï, les discussions avec Mascate avancent, mais même si un accord était trouvé, cela ne signifierait pas que le passage deviendrait sans risque car "les facteurs rendant le détroit d'Ormuz peu sûr existent toujours du côté des Etats-Unis". Il a cité le blocus naval imposé par Washington, en représailles au blocage du détroit par Téhéran, et "d'autres actions agressives et menaçantes contre l'Iran et ses intérêts".
Donald Trump a affirmé mardi que le détroit rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort", et assuré qu'un accord pourrait intervenir d'ici jeudi.
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